Pedro Castillo, enfin président du Pérou

Marwan Nabli

L’instituteur de 51 ans, membre de la formation de gauche Peru Libre, l’a emporté au terme d’un scrutin très serré : avec 50,12 % des voix, il devance sa rivale d’ultradroite, Keiko Fujimori, de seulement 44 263 voix.

Plus d’un mois après la tenue du second tour de l’élection présidentielle, l’autorité chargée d’examiner les recours déposés par Keiko Fujimori a confirmé l’entrée en fonction de Pedro Castillo comme nouveau président de la République du Pérou. Membre de la formation de gauche Peru Libre, Pedro Castillo, 51 ans, est le premier chef d’État péruvien sans lien avec les élites économiques et politiques.Lire aussi : Présidentielle au Pérou : un séisme politique aux répliques régionales

Cet instituteur issu du monde rural l’a emporté au terme d’un scrutin très serré : 50,12 % des voix pour le vainqueur et seulement 44 263 voix d’avance. Son adversaire d’ultradroite, Keiko Fujimori, avait menacé début juillet de ne pas reconnaître la victoire de Castillo. La fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000) s’y plie aujourd’hui, tout en la jugeant « illégitime ».

Sa mesure phare : l’accès à l’éducation gratuite pour tous

Tout au long de sa campagne, le candidat de gauche a fait valoir ses ancrages provinciaux, arborant des habits traditionnels ou arrivant à ses meetings à dos de cheval. Il a également annoncé, il y a quelques mois, qu’il renoncerait à son salaire présidentiel s’il venait à être élu, pour continuer de vivre avec son salaire d’enseignant. Il s’engage à créer un million de nouveaux emplois, à coordonner des investissements publics pour relancer l’économie. Sa mesure phare : l’accès à l’éducation gratuite pour tous, dont il entend porter le budget à 10 % du PIB. Pedro Castillo prendra ses fonctions ce 28 juillet.

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